Élargissement de l'UE : Ursula von der Leyen en tournée dans les Balkans occidentaux, sans la Serbie ni la Bosnie

La présidente de la Commission européenne a entamé le 30 septembre une tournée de trois jours en Albanie, au Kosovo, au Monténégro et en Macédoine du Nord pour préparer leur adhésion à l'UE. La Serbie et la Bosnie-Herzégovine, elles, restent à l'écart de ce déplacement.
Ursula von der Leyen a entamé, mercredi 30 septembre 2026, une tournée de trois jours dans les Balkans occidentaux, destinée à préparer l'adhésion de la région à l'Union européenne. La présidente de la Commission européenne doit visiter successivement l'Albanie, le Kosovo, le Monténégro et la Macédoine du Nord — un déplacement dont la Serbie et la Bosnie-Herzégovine sont notablement absentes.
Un itinéraire en quatre capitales
Le parcours de von der Leyen débute à Tirana, en Albanie, avant de se poursuivre jeudi par Pristina, au Kosovo, puis Podgorica, au Monténégro. La tournée s'achève vendredi 2 octobre à Skopje, en Macédoine du Nord. Selon la Commission européenne, la présidente doit y rencontrer les chefs d'État et de gouvernement de chaque pays, ainsi que visiter plusieurs projets financés par l'UE : l'école Emin Duraku à Tirana, reconstruite après le séisme de 2019, la faculté de mathématiques et sciences naturelles de Pristina, le corridor ferroviaire VIII en Macédoine du Nord, et un centre national de coordination pour la gestion des frontières au Monténégro.
La Serbie et la Bosnie à l'écart
Fait notable, deux des six pays candidats des Balkans occidentaux ne figurent pas au programme : la Serbie et la Bosnie-Herzégovine. Selon la Commission européenne, ces deux étapes sont reportées à une date ultérieure en raison d'échéances électorales dans ces pays. Ni Bruxelles ni les autorités serbes ou bosniennes n'ont pour l'instant détaillé davantage les raisons de cette absence au calendrier de la tournée.
Un plan de croissance de 6 milliards d'euros
Cette sixième tournée annuelle de von der Leyen dans la région depuis 2021 s'inscrit dans le prolongement du plan de croissance pour les Balkans occidentaux, doté de 6 milliards d'euros, que la Commission présente comme un levier pour accélérer l'intégration économique de la région avant une adhésion pleine et entière. Lors du sommet UE-Balkans occidentaux de juin dernier, la présidente de la Commission avait résumé l'enjeu stratégique de cette politique : « L'Union ne sera pas complète sans les Balkans occidentaux. »
Les quatre pays visités cette semaine affichent des états d'avancement très différents dans leur processus d'adhésion. L'Albanie et le Monténégro sont considérés par Bruxelles comme les candidats les plus avancés, avec un objectif d'adhésion parfois évoqué à l'horizon 2030. Le Kosovo, dont l'indépendance n'est pas reconnue par plusieurs États membres de l'UE, reste pour sa part confronté à des obstacles spécifiques liés à ce défaut de reconnaissance unanime. La Macédoine du Nord, de son côté, voit son dossier régulièrement freiné par des différends bilatéraux persistants avec ses voisins.
Ce qui reste incertain
La date précise à laquelle la Serbie et la Bosnie-Herzégovine seront à leur tour visitées par la présidente de la Commission n'a pas été communiquée. De même, aucun calendrier contraignant d'adhésion n'a été fixé pour l'un ou l'autre des six pays candidats des Balkans occidentaux : les échéances parfois évoquées par certains responsables européens restent, à ce stade, indicatives.



