Le prix du pétrole s'envole : le Brent a dépassé les 110 dollars le baril pour la première fois depuis mai, porté par l'escalade des tensions entre l'Iran et les États-Unis autour du détroit d'Ormuz, les attaques houthistes contre l'Arabie saoudite et les frappes croisées entre la Russie et l'Ukraine sur les infrastructures énergétiques. Washington a annoncé la libération de 17 millions de barils de sa réserve stratégique pour tenter de calmer le marché.
Le baril de Brent a clôturé à 104,51 dollars le 15 octobre, son plus haut niveau depuis le début du conflit en février, tandis que le diesel américain franchissait les 6 dollars le gallon. En cause : une multiplication des attaques contre les pétroliers dans le détroit d'Ormuz, qui fait grimper les primes d'assurance et les coûts de transport bien plus que la perte réelle de barils.
Au Kenya, les prix de l'essence, du diesel et du kérosène ont bondi pour le cycle du 15 octobre au 14 novembre, sous l'effet conjugué de la fin des subventions publiques et de la flambée du pétrole brut liée au conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Le gouvernement assure que les stocks sont suffisants, mais les automobilistes kényans redoutent une nouvelle poussée inflationniste.
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