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Est de la RDC : une infirmière tuée pendant une réponse à une alerte Ebola

Par Inoussa OUEDRAOGOMonde
Instruments médicaux disposés sur un tissu bleu, dans un environnement de soins.
Illustration Pexels : instruments médicaux. Cette photo d’illustration ne montre ni l’attaque ni l’équipe de Bafwasende.Illustration, non photographiqueStéf -b. · Pexels License

Une infirmière a été tuée et un agent de santé grièvement blessé lors d’une attaque à Bafwasende, dans la province de la Tshopo, alors qu’ils répondaient à une alerte Ebola. L’OMS condamne les violences, qui fragilisent une riposte déjà confrontée à la peur et à la désinformation.

Une équipe mobilisée après une alerte Ebola a été attaquée samedi à Bafwasende, dans la province de la Tshopo, à l’est de la République démocratique du Congo. Une infirmière a été tuée et un autre agent de santé grièvement blessé, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont les responsables ont condamné l’attaque.

Des équipes prises pour cible

L’incident survient alors que les équipes sanitaires tentent d’identifier les cas et les contacts, d’orienter les personnes malades vers les soins et de diffuser des informations fiables. L’OMS a rappelé que les soignants et les intervenants doivent pouvoir travailler en sécurité. Les autorités locales n’avaient pas publiquement identifié de suspects dans les premiers comptes rendus.

Les attaques contre les personnels de santé compliquent les opérations de terrain : elles peuvent limiter l’accès aux communautés et retarder les interventions. Dans son compte rendu, l’Associated Press rapporte que la peur et la désinformation alimentent une partie de la défiance envers la réponse sanitaire.

Une épidémie difficile à contenir

La RDC fait face à une importante épidémie d’Ebola depuis mai. L’AP rapporte plus de 9 800 cas signalés et plus de 4 700 décès. Ces chiffres rappellent l’ampleur de la crise, mais les bilans peuvent évoluer au fil des enquêtes et des confirmations sanitaires.

Pour freiner la transmission, les équipes doivent pouvoir rechercher les contacts, proposer rapidement des soins et échanger avec les habitants. La protection des soignants et une communication adaptée aux communautés sont donc essentielles à la riposte, en complément des moyens médicaux et de la surveillance épidémiologique.

L’OMS condamne l’attaque et appelle à garantir la sécurité des personnels engagés dans la réponse. Le bilan humain de l’incident souligne aussi les risques auxquels sont exposés les intervenants qui se rendent auprès des personnes touchées.

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