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Budget 2027 : l'examen à l'Assemblée démarre à la mi-octobre, un déficit visé à 5 % du PIB

Par La rédactionBusiness
Vue détaillée des billets de 5 et 20 euros mettant en avant le design de la monnaie européenne.
Image d'illustration : billets en euros (photo générique, sans lien avec le budget 2027)Lukasz Radziejewski · Pexels License

Dernier budget avant la présidentielle de 2027, le projet de loi de finances doit être examiné par les députés à partir de la mi-octobre. Entre gel des pensions, hausse du plafond des dépassements médicaux et menace de censure de La France insoumise, l'équation reste périlleuse pour le gouvernement Lecornu.

Le projet de loi de finances pour 2027, dernier budget avant l'élection présidentielle, doit être présenté fin septembre en vue d'un examen par l'Assemblée nationale à partir de la mi-octobre. Le gouvernement de Sébastien Lecornu affiche l'objectif de contenir le déficit public à 5 % du PIB, dans un contexte parlementaire fragmenté qui rend l'adoption du texte incertaine.

Un calendrier resserré avant la présidentielle

Les députés devraient commencer l'examen du texte le 13 octobre, selon les informations disponibles. Ce calendrier serré s'inscrit dans un contexte politique particulier : il s'agit du dernier exercice budgétaire complet avant l'élection présidentielle de 2027, ce qui accroît la pression sur les arbitrages gouvernementaux.

Les pistes à l'étude

Plusieurs mesures figurent parmi les pistes envisagées par le gouvernement. Un gel partiel des pensions de retraite serait appliqué aux retraités les plus aisés, avec une indexation inférieure à l'inflation pour certaines tranches. Le plafond des dépassements médicaux à la charge des assurés passerait de 100 à 140 euros. La surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 7,3 milliards d'euros en 2026, pourrait être prolongée. Le dispositif de chèque énergie, qui bénéficie à 4,2 millions de foyers modestes pour un montant de 150 à 277 euros par an, serait maintenu. Une contribution différentielle sur les hauts revenus, déjà utilisée dans les budgets 2024 et 2025, pourrait être réintroduite.

Des mesures explicitement écartées

Sébastien Lecornu a par ailleurs démenti plusieurs rumeurs : il n'est pas question, a-t-il assuré, de supprimer les aides personnalisées au logement (APL), de geler le revenu de solidarité active (RSA), de supprimer le minimum vieillesse, ni de revenir sur les avantages fiscaux liés aux services à la personne.

Une adoption loin d'être acquise

Le paysage parlementaire fragmenté complique l'équation gouvernementale. La France insoumise a d'ores et déjà annoncé son intention de censurer le budget. Le Premier ministre a averti que « attendre l'élection présidentielle, c'est choisir le désordre », signe des tensions politiques entourant ce texte.

Ce qui reste incertain

  • Les arbitrages définitifs n'étaient pas encore rendus publics au moment de la rédaction de cet article ; les pistes évoquées peuvent encore évoluer.
  • L'issue du vote à l'Assemblée nationale, compte tenu de la fragmentation parlementaire et de la menace de censure, reste incertaine.

Sources : LCP Assemblée nationale, CNEWS

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