Budget 2026 : plus de 500 000 manifestants selon les autorités, huit syndicats unis contre les mesures d'austérité

Huit organisations syndicales se sont mobilisées ensemble jeudi 18 septembre contre le projet de budget 2026, dans leur première action commune depuis les manifestations contre la réforme des retraites de 2023. Entre 500 000 (chiffre du ministère de l'Intérieur) et plus d'un million de manifestants (chiffre de la CGT) sont descendus dans la rue partout en France.
La France a connu jeudi 18 septembre sa plus importante mobilisation sociale depuis les manifestations contre la réforme des retraites de 2023. Huit organisations syndicales ont défilé ensemble contre le projet de budget 2026, dans une démonstration de force inédite depuis juin 2023.
Une intersyndicale au complet
CFDT, CGT, Force Ouvrière, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires ont appelé conjointement à cette journée d'action, une unité syndicale rare qui a marqué la mobilisation. Plus de 220 rassemblements ont été recensés sur l'ensemble du territoire, avec un défilé parisien reliant Bastille à Nation.
Sur la participation, les chiffres divergent nettement selon la source : le ministère de l'Intérieur a dénombré plus de 500 000 manifestants à l'échelle nationale, tandis que la CGT en revendique plus d'un million, un écart classique entre organisateurs et autorités lors de ce type de mobilisation.
Un budget contesté sur plusieurs fronts
Les organisations syndicales dénoncent un ensemble de mesures jugées brutales : gel des prestations sociales, doublement de certaines franchises médicales, désindexation des pensions, gel des salaires dans la fonction publique et suppression de la 5e semaine de congés payés. Sous la pression, le gouvernement avait déjà renoncé à un projet de suppression de deux jours fériés avant la mobilisation.
La cheffe de la CGT, Sophie Binet, a affirmé que « le budget se décidera dans la rue », tandis que la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a réclamé une révision en profondeur du texte au nom de la « justice sociale, fiscale et environnementale ».
Le gouvernement Lecornu sous pression
Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu avait reçu les syndicats le 15 septembre, sans toutefois prendre d'engagement clair sur l'ensemble des mesures contestées, ce qui a nourri la mobilisation de jeudi. Les organisations syndicales ont annoncé se réserver la possibilité de nouvelles actions si le texte budgétaire n'était pas revu en profondeur.
Ce qui reste incertain
Les chiffres de participation exacts font l'objet d'un désaccord classique entre autorités et syndicats et ne peuvent être définitivement tranchés. L'issue des négociations budgétaires et la suite du mouvement social restent également incertaines à ce stade.
Sources
Article rédigé à partir des informations de weka.fr et publicsenat.fr.



